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| Les chansons de Gurney Hallech |
On travaille dans les champs, on travaille dans les cités,
Et c'est ça notre vie de tous les jours.
Car les vallées sont aussi creuses, les fleuves aussi larges,
Que le Baron est gras et laid
Nous vivons sans joie, nous mourons sans chagrin,
Car c'est tout ce qui nous est dû.
Car les montagnes sont aussi hautes, les océans aussi profonds
Que le Baron est gros et bouffon
On nous vole nos soeurs, on écrase nos enfants,
Nos parent oublient, nos amis font semblant
Et c'est ça notre vie de tous les jours.
Car notre labeur est dur, et bien court notre repos,
Tandis que le Baron s'engraisse sur notre dos. |
| Gurney jouant de la balisette |
Des vignes et des vergers,
Des filles rondes et jolies,
Et un verre plein dans ma main.
Pourquoi songer aux batailles,
Au tonnerre sur les montagnes ?
Pourquoi ces larmes dans mes yeux ?
Les cieux grands ouverts
M'offrent tous leurs trésors,
Tout près de ma main tendue...
Pourquoi redouter l'embuscade.
Et le poison caché ?
Pourquoi me pésent les années ?
Des bras amoureux m'appellent
Nus, vers leurs caprices
Et l'Eden me promet ses délices...
Pourquoi me rappeler les blessures
Et les fautes anciennes ? Pourquoi cette peur dans mon sommeil
? |
Les Galaciennes, oh, oh, oh !
T'aimeront pour des joyaux,
Et les filles d'Arrakis pour un peu d'eau !
Mais celle de Caladan Te feront perdre l'âme ! |
Ô Gieldi Prime !
Tes noirs sont sans pareil,
De tes plaines d'obsidienne à tes mers graisseuses,
Plus lourdes que la nuit dans l'oeil de l'Empereur, plus ténébreuses,
Venez, accourez d'ailleurs et de loin
Pour voir ce que cachent nos âmes et nos coeurs,
Venez partager notre sort précieux,
Levez le pic avec nous une fois ou deux
Pour rendre Gieldi plus belle et nous plus heureux.
Ô Gieldi Prime !
Tes noirs sont sans pareil,
De tes plaines d'obsidienne à tes mers graisseuses,
Plus lourdes que la nuit dans l'oeil de l'Empereur, plus ténébreuses. |
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