Pour bien des gens, il est difficile de
comprendre la vie familiale de la Crèche Royal, mais
je vais essayer de vous en donner une vision condensée
[...] Le Comte (Fenring), petit homme laid et sémillant,
amena un jour une nouvelle esclave-concubine à mon père,
et ma mère me dépêcha auprès de lui
afin d'espionner. Tous, nous espionnons mon père pour
nous protéger. Certes, une esclave-concubine accordée
à mon père selon l'accord Bene Gesserit-Guilde
ne pouvait porter de Successeur Royal mais les intrigues se
succédaient sans cesse et en toute similitude. Ma mère,
mes soeurs et moi, nous avions pris l'habitude d'éviter
les plus subtils instruments de mort. Cela semble terrible à
dire, mais je ne suis pas certaine que mon père ne se
trouvât pas à l'origine de plusieurs tentatives.
Une Famille Royale ne peut pas ressembler aux autres familles.
Donc, cette nouvelle esclave-concubine était là,
souple, jolie et rousse comme mon père. Elle avait des
muscles de danseuse et il était certain que la neuro-séduction
faisait partie de son éducation. Elle était debout
devant mon père, nue et il la regarda longuement avant
de déclarer : "Elle est trop belle. Nous la réservons
pour un cadeau". Vous ne pouvez soupçonner la consternation
qui succéda à cette décision, dans la Crèche
Royale. La subtilité et le contrôle de soi n'étaient-ils
point des qualités qui nous menaçaient toutes
directement ?" |