| |
| En dehors des calottes polaires, l'ensemble de la planète
est un vaste désert, aride et à la chaleur accablante.
Même si le degré d'humidité de l'air est élevé
pour ce type de climat, nul n'a jamais trouvé d'eau (sauf
aux pôles) sur Dune et la pluviométrie est nulle.
L'une des particularités du climat d'Arrakis sont les tempêtes
Coriolis. Ces tempêtes se développent sur quelque
six ou sept mille kilomètres de plaine. Elles prennent
appui sur tout ce qui recèle la moindre once d'énergie,
y compris les autres tempêtes. Pouvant atteindre jusqu'à
sept cents kilomètres/heures, elles emportent tout sur
leur passage : sable, poussière et peuvent ronger la chair
sur les os et réduire les os en fétus. |
| Lors de la venue des Atréides sur Arrakis, la planète
entière en dehors des calottes polaires était un
immense désert. Vu sa taille, certains phénomènes
tels que les sables-tambours et les marées de poussières
étaient propres à Dune. Les sables-tambours sont
dus à la compression du sable. Le moindre pas provoque
une résonance qui attire inévitablement les vers.
Et depuis des siècles, la poussière s'accumule dans
les cuvettes et certaine sont si vastes qu'elles connaissent des
courants et des marées qui engloutissent les imprudents. |
| La faune et la flore de Dune est extrêmement réduite.
Les Vers de sable constituent le sommet de la vie animale sur
Arrakis et seules quelques créatures ont réussit
à s'adapter aux conditions de la planète : chauve-souris,
souris, vautour... La flore est constituée de quelques
plantes dont les racines plongent profondément dans le
sol. |
| LA TRANSFORMATION ECOLOGIQUE |
Aux yeux d'un nouvel arrivant, Arrakis apparaît comme
une terre d'une désolation absolue. Le grand problème
d'Arrakis n'est pas tant l'eau que l'humidité. Le bétail
y est rare, les animaux domestiques inconnus. Certains contrebandiers
utilisaient bien l'âne du désert, le kulon, comme
animal de bât, mais le prix de l'eau nécessaire était
prohibitif, même lorsque l'on réussissait à
faire porter à l'animal un distille à sa taille.
Autrefois, il y'avait eu de l'eau sur Arrakis comme en témoigne
les cuvettes de sel que l'on trouve sur la planète. Avec
la venue de Kynes Pardot, le planèotologue impérial,
les Fremen
commencèrent à travailler dans les Stations de Biologie
Expérimentale afin de remodeler Arrakis en un paradis verdoyant.
Leur premier travail fut de récupérer l'eau de l'humidité
ambiante grâce à de nombreux pièges à
vent construit avec le matériel dérobé dans
ces stations. Des zones d'acclimatation furent développées
loins des observateurs harkonnens dans le sud. Des herbes mutantes
furent tout d'abord plantées sur les dunes situées
sur le parcours des vents d'ouest dominants. Une fois que le versant
opposé au vent était ancré, celui qui était
offert au vent devenait de plus en plus haut et l'herbe était
déplacée pour permettre l'édification de
sifs géants (de longues dunes à la crête sinueuse)
dont la hauteur dépassait parfois 1500 mètres. Lorsque
les dunes-barrières avaient atteint une altitude suffisante,
le versant au vent recevait de nouvelles herbes, plus coriaces.
Chaque structure était ainsi fixé sur une base ancrée.
On passa ensuite aux plantes à racines plus longues. Les
éphémère d'abord (chénopodes, ansérine,
amaranthe), puis genêt d'Ecosse, lupin, eucalyptus, tamaris
nain, pin méditerranéen. Ensuite, les véritables
plantes désertiques : cactus candélabres, saguaro,
cactus-tonneau. Et enfin, quand leur croissance était possible
: la sauge, l'herbe de Gobi, l'avoine à froment, l'alfalfa
sauvage, la verveine des sables, l'onagre et le fustet. Puis ils
introduisirent la vie animale nécessaire à l'aération
du sol, des espèces fouisseuses : renard, rat-kangourou,
lièvre du désert et des prédateurs pour l'équilibre
: faucon du désert, hibou nain, aigle et chouette des sables.
Des insectes, aussi pour habiter les petits creux : scorpions,
mille-pattes, araignée piègeuse, guêpe, mouche...et
la chauve-souris du désert pour limiter leur prolifération.
Avec le couronnement de Paul Muad'Dib, la transformation écologique
de Dune s'accéléra jusqu'à menacer la survie
des Vers Géants et son fils interrompit pendant un temps
cette transformation incontrôlable. Cinq cents ans plus
tard, Arrakis disposait d'une couverture végétale
abondante. Le rêve des Fremen s'était enfin réalisé...
|
|